La Maurienne

Camping en Savoie à l'entrée de la Maurienne

La basse Maurienne débute avec le canton d'Aiguebelle pour se terminer au niveau de celui de La Chambre. Elle offre un paysage boisé, verdoyante, et un relief escarpé créant une différence entre le village d'Épierre situé à 348 mètres et le proche sommet du Grand pic de la Lauzière culminant à 2 829 mètres. Un paysage incomparable avec un écosystème idéal pour de nombreuses espèces animales rares et farouches tels que le lynx.

À partir de La Chambre, s'amorce la moyenne Maurienne qui s'étire jusqu'à Modane. La vallée est très étroite et s’ouvre par la suite sur d’impressionnants bassins reliés à des vallées latérales où se situent la plupart des villages de montagnes et des stations de ski telles que Valloire ou encore Saint-François-Longchamp. Ces bassins concentrent la majorité des habitations et infrastructures industrielles.

Enfin, on appelle Haute Maurienne la haute vallée de l’Arc, qui longe la frontière italienne sur environ 45 kilomètres dans la région du Mont-Cenis. La région est connue depuis la plus haute Antiquité et on y trouve de nombreux vestiges d’occupation humaine depuis le Paléolithique. Au Moyen Âge, elle était un passage important pour les échanges commerciaux grâce notamment à la Route du sel. Cette dernière, traversant le massif de la Vanoise par le col du même nom, permettait d'échanger fromages, dont le beaufort réputé depuis l'époque romaine et le sel exploité aux mines de Salins en Tarentaise, contre étoffes et épices, en Italie, via le col du Mont-Cenis.

Quelques merveilles en Maurienne :

Les Aiguilles d’Arves :

Point culminant du massif des Arves, ce sommet est constitué de trois parties bien distinctes :  l’Aiguille Méridionale (3 514m d’altitude), l’Aiguille Centrale (3 513m d’altitude), et enfin l’Aiguille Septentrionale que l’on surnomme également « Tête de chat » (avec 3 358 et 3 364m d’altitude).

Il est possible d’y accéder en été grâce à plusieurs itinéraires, notamment au départ du plateau du Chalmieu à Albiez-Montrond, et du hameau des Entraigues à Saint-Sorlin d’Arves.

Le mont Cenis :

Autrefois, ce petit col de Maurienne (2083 m d’altitude) était très stratégique, sa beauté en revanche n’a pas changé. La route fut construite par Napoléon en 1802. Reliant Lanslebourg-Mont-Cenis en France à Suse en Italie, il marquait la frontière entre les deux pays jusqu’en 1947, date du Traité de Paris. Il est désormais intégralement en France.

Dominé par des sommets majestueux, de vastes alpages, quelques fortifications comme en témoigne le Fort de Ronce et un magnifique lac à a couleur azur, il reste un lieu d’exploration incontournable et chargé d’histoire en Haute Maurienne Vanoise.

Les lacets de Montvernier :

Il n’a pas fallu moins de 6 ans de travaux, entre 1928 et 1934, pour venir à bout de près de 400 m de dénivelé pour relier la vallée de l’Arc au village de Montvernier.

Les lacets de Montvernier constituent une route des plus spectaculaires de Savoie, et un véritable défi de plaisir pour les cyclosportifs. Une fois arrivés au sommet, vous pourrez notamment observer « l’Aura », une œuvre monumentale de Land Art (5000m²) fruit de l’imagination de Marc Biétry et qui symbolise la solidarité entre les hommes. Elle se situe à l’entrée sud de la commune de Sainte-Marie-de-Cuines.

Un peu plus loin, Montvernier mérite un petit détour pour son cachet de village mauriennais regroupé autour son église. La route continue à s’élever et traverse plusieurs hameaux dont le Noirey et Montbrunal. Chaque hameau possède sa chapelle, son four banal, son ancien lavoir.

Les barrières de l’Esseillon :

La barrière de l’Esseillon a été bâtie en Haute-Maurienne au tout début du XIXème siècle par le royaume de Piémont-Sardaigne pour se protéger de la France, qui était le principal ennemi.

Elle est constituée de cinq forts étagés sur la largeur de la vallée : le Fort Charles-Albert, le Fort Marie-Christine, le Fort Charles-Félix et le Fort Victor-Emmanuel sont situés entre les villages d’Aussois et d’Avrieux. L’ensemble verrouillait l’accès au principal passage entre la France et le Piémont, contrôlant ainsi la route royale du Mont Cenis.

Trois parcours sont proposés pour découvrir cette impressionnante bâtisse, chacun trouvera son bonheur : le sentier des bâtisseurs (découverte de la barrière fortifiée pour une durée de 4 heures grâce à des bornes pédagogiques), promenade savoyarde de découverte (balade ludique et familiale qui invite à suivre la légende du jeune artilleur sarde qui hante le fort), et la visite guidée des forts (découverte des forts de l’Esseillon et de leur histoire avec un accompagnateur en montagne.)

Musée Opinel :

Venez découvrir l’histoire du célèbre couteau savoyard, de l’ancienne forge aux ateliers actuels. Au travers d’expositions permanentes et temporaires, le musée gratuit vous invite à découvrir les grands événements qui ont fait de la marque ce qu’elle est aujourd’hui. La boutique vous permet de repartir avec votre exemplaire, un souvenir durable et original !

Profitez de votre passage à Saint-Jean-de-Maurienne pour vous prendre en photo à côté des deux monuments géants en forme d'Opinel, situés au centre du rond-point des Arves et sur le skatepark de la Combe.

Une anecdote liant amicalement la Maurienne à la Tarentaise

Une rivalité affective existe entre les tarentaisiens et les mauriennais. Les savoyards de Tarentaise racontent toujours cette blague : Savez-vous pourquoi les mauriennais ont tous des grandes oreilles ? Car lorsqu’ils étaient enfants, leurs parents les emmenaient au sommet de la montagne, les soulevaient par les oreilles, pour qu’ils puissent voir derrière. Ils s’écriaient alors « regarde comme c’est beau la tarentaise ».

Mais il faut savoir que ces deux vallées sont magnifiques et ont un charme différent, l’une de l’autre. Et vous ? Dites-nous pour laquelle d’entre elles, vous avez eu le coup de cœur ?